La Trame

La Trame est une pratique thérapeutique alternative et complémentaire créée en 1991 par Patrick Burensteinas, alchimiste autoproclamé et aujourd’hui très médiatisé.

Qu’est-ce que la Trame ?

Avant d’être un outil thérapeutique, la Trame est le nom donné par Patrick Burensteinas à ce qu’il définit comme schémas d’organisation d’un corps. Le mot Trame vient de la trame d’un tissue, donc la résultante d’une organisation de fils tressés, qui amène à la forme du tissue.

Cette métaphore est intéressante pour comprendre la théorisation de la Trame. L’alchimie étant la source des travaux de Patrick Burensteinas, c’est sa recherche, et ses observation de la matière dans cette science qui l’on mener à pouvoir affirmer, que la matière s’organise selon un plan, et qu’une information parcourrait celle-ci.

La Trame serait le pré-big bang, le plan d’organisation avant la manifestation des corps en vie. Mais aussi ce qui permettrait à la vie du corps de se maintenir. La Trame est donc à la fois le plan du corps et l’information diffusé continuellement dans le corps, pour lui permettre d’être ce qu’il est, et non autre chose.

Dans cette lecture, l’être humain étant constitué lui-même d’un corps unique et semblable à la fois, des autres êtres humains, la Trame serait ce qui déterminerait les similitudes et les différences d’un être humain à un autre. Pour reprendre l’image du tissue, dans le textile il y a des similitudes dans la structure du tissage et des différences de matière ou de couleur, par exemple. Donc la Trame se réfère à la répétition d’une structure, un plan d’organisation, qui a ses propres caractéristiques pour chaque corps différents, mais aussi qui rapproche certaines Trame les unes des autres, comme pour les êtres humains, qui partagent des caractéristiques communes.

Plus que cela, la Trame serait aussi la structure qui permettrait le bon fonctionnement du corps, et qui lui donnerait sa cohérence et son unicité.

Une question d’échelle :

C’est en fait l’échelle qui importe pour parler de Trame, et le point de vue sur la réalité, c’est où l’on choisit de se positionner. C’est-à-dire, qu’il existerait, d’après la théorie de la Trame, une Trame de toutes matières, peu importe son échelle. Atomes, molécules, cellules, tous corps ou même bactérie, puis minéraux, végétaux et animaux, jusqu’à la terre elle même, tout aurait une Trame, et tout suivrait une Trame.

C’est le regard de l’Homme qui détermine de quelle Trame nous sommes entrain de parler. Si on parle d’une être humain, nous penserons sa Trame comme son plan constituant et organisant son corps. Si l’on parle d’un lieu, une habitation, un lieu de culte … etc, nous parlerons de la Trame ambiante, de comment vit le lieu, s’il est agréable, que « cela circule » à l’intérieur. Si l’on parle de la terre, en tant que planète, nous parlerons de Trame du monde.

Toutes les échelles communiquent entre elles et ensembles :

Il y a plusieurs échelles d’observation de la Trame, définir les échelles est arbitraire, car il est possible de faire des ponts entre elles et cela est du aux influences qu’elles ont les unes envers les autres.

Par exemple : notre Trame, « personnelle », quand nous parlons de nous même, est influencée par notre environnement, et l’environnement par notre Trame. Nous serions donc, à la fois influencé par notre environnement et l’influence de celui-ci. Voila pourquoi les échelles pourraient se confondre.

En un mot : la communication. S’il y a information et organisation de celle-ci, il y a aussi circulation et donc communication de cette information.

L’aspect thérapeutique de la Trame :

La thérapeutique de la Trame est basée sur ce postulat, c’est à dire que comme il y a communication et influence des corps, les uns envers les autres, il nous est possible d’agir sur les différentes Trames, ainsi donc que sur celle des autres êtres vivants.

Comment et pourquoi agissons nous, tramistes, sur les Trames ? Pour la simple raison que la Trame peut être perturbée. Nous l’avons vu, les différents corps s’influence les uns les autres, et parfois il en résulte des inconforts, de l’altérité qui peut mener au conflit, vers l’extérieur, mais aussi vers l’intérieur. C’est-à-dire que les perturbation de la Trame pense avoir pour causes; notre environnement et notre attitude face à notre environnement, à ce que l’on vit.

La Trame ne se pense pas seule quand on la contextualise dans un corps. L’alchimie conçoit le vivant selon la trinité : « corps, âme et esprit ». Pour faire simple, nous considérerons « le corps » comme le corps physique d’une personne, « l’âme » comme les émotions d’une personne, car « âme » vient du latin animus, c’est à dire « ce qui anime », en quelque sorte le carburant du corps. Et « l’esprit » serait « l’expression du corps animé par l’âme », c’est-à-dire, l’art, ou l’oeuvre :

« Si l’on considère l’être vivant, il reçoit du Saint-Esprit son principe de vie : l’âme, où résident la conscience, l’amour, la pensée et l’intellection ; l’âme incarnée dans un corps a un moyen d’expression : l’esprit. 

Cet esprit est à la fois un poste récepteur des sens et des idées, le poste enregistreur de la mémoire, un poste émetteur chargé de transmettre les directives au corps et au dehors. »

(Henri La Croix-Haute, Corps – Âme – Esprit, par un philosophe, Le mercure dauphinois,Grenoble, 2002, p. 11).

La Trame est, comme nous l’avons compris, liée au corps, et l’esprit, ainsi que l’âme, nous dirons les émotions, agissent sur le corps.

D’après Burensteinas, la « bonne » réaction du corps quand il est sous l’influence de l’émotion, serait le mouvement ou l’émission de chaleur, afin de dissiper l’énergie que cette émotion induirait dans le corps. C’est l’effet de joule de la thermodynamique : une grande énergie met en mouvement ou fait chauffer un corps en résistance à cette énergie. C’est la résistance électrique qui chauffe, ou le tuyaux d’arrosage qui bouge de droite à gauche et de façon sinusoïdale, quand la pression est trop grande pour la taille du tuyaux.

Dans le cas contraire, c’est-à-dire, où le corps ne réagit pas à l’émotion, nous dirons ou l’être humain ne vit pas ses émotions, nous parlons de cristallisation de celle-ci dans le corps. C’est à dire que celle-ci resterait dans le corps et créerait des obstructions au passage de l’information de la Trame, et donc du bon fonctionnement du corps.

Comment le tramiste agit-il alors sur le corps d’une personnes souffrante ?

Si « l’information » du corps circulerait par rapport à la Trame de la personne, celle-ci circulerait de façon sinusoïdale, comme une fréquence électrique par exemple. Cette fréquence est personnelle et unique pour chaque personnes, car elle serait induite de la Trame, donc du plan d’organisation du corps. Le praticien de la Trame est alors en capacité de capter la fréquence de la Trame d’une autre personne, et, par l’intention, d’amplifier la fréquence pour ainsi la faire circuler partout dans le corps, et dans le même temps de désobstruer le passage de l’information du corps.

Beaucoup de choses sont liées à l’information dans nos vies. Comme nos pensées, nos émotions et notre regard sur le monde influence notre corps et le monde, si l’information circule bien dans nos corps, notre vie peut en changer tout autant, et de façon juste, car sans obstacles.

Recevoir une Trame n’est donc pas seulement thérapeutique,  c’est un moyen de mieux vivre et de se recentrer, d’être plus proche de nous même, cela nous aide à voir la réalité dans toute sa beauté et de la façon la plus clair. La Trame peut nous ouvrir les yeux, les sens, de l’intérieur vers l’extérieur, mais aussi de l’extérieur vers l’intérieur.

Misha Schroetter, praticien de la Trame